Etape 1
| Etape 2
| Etape 3
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L'agriculture et l'élevage produisent beaucoup de gaz à effet de serre, l'industrie agro-alimentaire et les transports aussi.
Notre alimentation est donc responsable d'une part de ces émissions.
Les filières de l'agro-alimentaire partent toujours d'une production agricole : élevage ou agriculture, qui est elle-même source importante d'émissions.
Les émissions de gaz à effet de serre dues aux productions agricoles sont de plusieurs types :
Il est de plus en plus rare que les aliments viennent directement du champ, non transformés, non emballés, non transportés...
Il faut donc compter toutes les étapes nécessaires pour la mise à disposition dans notre assiette de l'aliment! ces étapes de transformations successives, de transports successifs, de stockages successifs, d'emballages successifs sont responsables d'émissions de gaz à effet de serre !
Les facteurs d'émission intègrent plus ou moins les émissions qui ont lieu en aval de l'agriculture :
Les facteurs d'émission qu'on trouve dans le domaine public sont donc moyennés et ne tiennent pas compte de la provenance géographique de chaque composant, ni de son mode de production, ni du mode de préparation de l'aliment final.
Il est intéressant de consulter le site de D.Jadaud qui a réalisé un tableur très complet sur l'empreinte carbone des restaurants scolaires : www.impactcarbone.fr. Des coefficients, inférieurs ou supérieurs à 1, minorent ou majorent le facteur d'émission du produit alimentaire:
| Aliment | g de CO2eq par kg |
| Produits laitiers | |
| Lait | 1450 |
| Ultra frais laitier (yaourts, fromages frais...) | 2420 |
| Fromages à pâte dure | 14 000 |
| Fromages à pâte molle | 7330 |
| oeufs et dérivés | 3350 |
| Beurre | 10000 |
| Produits carnés | |
| Viande de boeuf | 26767 |
| Viande de porc | 5170 |
| Volailles et gibiers | 3000 |
| Charcuterie | 5200 |
| Poissons | 1800 |
| Produits d'origine végétale | |
| farine | 460 |
| pain | 460 |
| Pâtes | 1404 |
| Riz et semoule | 440 |
| Légumes (hors pommes de terre) | 450 |
| Pommes de terre et dérivés | 120 |
| Légumes secs | 230 |
| Huile | 1100 |
| Fruits et légumes de saison | 118 |
| Fruits | 450 |
| Préparations diverses | |
| Pizzas, quiches et tartes salées | 3000 |
| Sandwiches, casse-croûte | 3700 |
| Soupes | 870 |
| Plats composés | 6800 |
| Entremets | 1800 |
| Viennoiseries | 2970 |
| Biscuits | 2500 |
| Pâtisseries | 3540 |
| Compotes et fruits cuits | 120 |
| Sucres et dérivés | 730 |
| Boissons | |
| Eaux en bouteille | 22 |
| Jus de fruits et sodas | 230 |
| Boissons alcoolisées | 1500 |
| Café | 730 |
| Thé et boissons chaudes | 370 |
| produits maraichers particuliers | |
| tomates de Plein champ | 33 |
| tomates de Serre chauffée | 2700 |
| salade de Plein champ | 280 | <
| salade de Serre chauffée | 11000 |
| concombre de Plein champ | 22 |
| concombre de Serre chauffée | 2150 |
Dans l’idéal, il faudrait que chaque produit d’une même catégorie ait son propre bilan carbone, en fonction de son mode de production, de transport, de transformation… Cependant, compte tenu de la très grande diversité des produits alimentaires, ce travail serait impossible à accomplir. Il a certes été réalisé pour 300 produits de la marque Casino, mais les résultats ne sont pas facilement extrapolables à des produits similaires : il suffit de très peu de choses pour modifier sensiblement un facteur d'émission : le type d'emballage, la saison de production...
Les facteurs d'émission de l'alimentation sont l'objet de nombreuses études en cours, par différents organismes, publics ou privés. L'enjeu est important : en effet, quand l'étiquetage carbone sera obligatoire, le public sensible à l'argument carbone ( et il devrait être de plus en plus nombreux) risque de se détourner de certains produits alimentaires au facteur d'émission très élevé.
On peut imaginer que des campagnes d'information propageront ces tendances chez les particuliers, mais il est à prévoir (à espérer?) que la restauration collective (40 milliards de repas par an en France!) aura à respecter des quotas carbone, plus ou moins impératifs dans les années à venir.
Les fruits et les légumes perdent le nord et confondent les saisons concept marketing du hors-saison progressivement conduit à des voyages aberrants aux conséquences écologiques désastreuses. Une pomme de terre peurt-être récoltée en Belgique, épluchée au Maroc, transformée en chips en Turquie avant d'être vendue aux Pays-Bas.
Savez-vous qu’en Europe, un tiers de la nourriture produite est jetée sans être consommée ? Et que le cumul des trajets parcourus par les différents ingrédients d’un yaourt aux fruits peut atteindre 9000 kilomètres ? Que 80% du prix de l’eau en bouteille est dû à l’emballage ? Qu’en buvant plutôt de l’eau du robinet, on peut économiser 10 kg de déchets par an et par habitant ?